Version française
On ne badine pas avec l’amour
Langue : français
Texte : adaptation libre de la pièce d’Alfred de Musset
« On ne badine pas avec l’amour » transpose en chanson le désenchantement passionné de Perdican. À la laideur du monde, aux mensonges et à la fange répond une lueur fragile : l’union de deux êtres imparfaits qui choisissent malgré tout de s’aimer. La tombe devient alors le lieu d’un dernier regard, non sur les blessures reçues, mais sur la vie pleinement éprouvée. Entre amertume et élévation, le texte affirme que souffrir d’avoir aimé vaut mieux que traverser l’existence comme un fantôme.
English Version
On ne badine pas avec l’amour
Language: French
Text: Freely adapted lyrics from Alfred de Musset’s play
“On ne badine pas avec l’amour” transforms Perdican’s passionate disillusionment into song. Against a world of lies, vanity and mire, the lyrics place a fragile light: two imperfect souls who choose to love despite everything. The approaching grave becomes a place of reflection, where wounds and mistakes matter less than the certainty of having truly lived. Moving from bitterness toward affirmation, the song suggests that suffering through love is still preferable to passing through life like a forgotten ghost.
한국어 버전
On ne badine pas avec l’amour
언어: 프랑스어
가사: 알프레드 드 뮈세의 희곡을 자유롭게 각색한 가사
〈On ne badine pas avec l’amour〉는 페르디캉의 격정적인 환멸을 노래의 언어로 옮긴다. 거짓과 허영, 진흙으로 뒤덮인 세계 한가운데에서도 서로 사랑하기로 선택한 불완전한 두 영혼은 낯선 빛을 만들어 낸다. 다가오는 무덤 앞에서 화자는 상처와 실수보다 자신이 진정으로 사랑했다는 사실을 돌아본다. 쓰라림에서 긍정으로 나아가는 이 노래는 사랑으로 고통받는 삶이 망각 속의 유령처럼 사는 것보다 값지다고 말한다.
On ne badine pas avec l’amour
Adieu Camille, retourne au vent,
À ton couvent, loin des serments.
Dis-leur que la vie est trop brève…
Mais au milieu de toute cette laideur,
Il naît parfois une étrange lueur.
Deux âmes perdues, saintes en secret,
Unies malgré tout, unies pour aimer.
On tombe, on pleure, on est blessé,
On croit souvent s’être trompé.
Mais quand la tombe vient s’approcher,
On sourit, car on a aimé.
Adieu Camille, retourne au vent,
À ton couvent, loin des serments.
Quand on viendra salir tes rêves,
Dis-leur que la vie est trop brève.
Les hommes mentent, sont orgueilleux,
Lâches, bavards, souvent odieux.
Les femmes jouent de leurs artifices,
Vanité, perfidie, doux sacrifices.
Mais au milieu de toute cette laideur,
Il naît parfois une étrange lueur.
Deux âmes perdues, saintes en secret,
Unies malgré tout, unies pour aimer.
On tombe, on pleure, on est blessé,
On croit souvent s’être trompé.
Mais quand la tombe vient s’approcher,
On sourit, car on a aimé.
Le monde n’est qu’un sombre égout,
Où rampent les êtres, lourds et fous.
La fange recouvre les illusions,
Et l’on s’égare dans ses passions.
Pourtant au cœur de ce chaos,
Deux cœurs s’élèvent, brisent les mots.
Imparfaits, misérables et fragiles,
Ils touchent au sublime, ma douce Camille.
Mais au milieu de toute cette laideur,
Il naît parfois une étrange lueur.
Deux âmes perdues, saintes en secret,
Unies malgré tout, unies pour aimer.
On tombe, on pleure, on est blessé,
On croit souvent s’être trompé.
Mais quand la tombe vient s’approcher,
On sourit, car on a aimé.
J’ai souffert, j’ai crié dans le vide,
J’ai couru des chemins arides.
Mais ce cœur battant sous l’orage,
C’était le mien, libre de sa cage.
Oui, au milieu de toute cette laideur,
J’ai vu briller cette lueur.
Trompé, blessé, parfois damné,
Mais fier de dire que j’ai aimé.
C’est moi qui ai vécu, sans orgueil ni ennui,
Pas un fantôme perdu dans l’oubli.
